Simulateur de droits de succession
Sélectionnez la région du domicile fiscal du défunt, votre lien de parenté, et le montant net hérité.
Ligne directe = enfants, petits-enfants, parents, conjoint marié, cohabitant légal.
Montant net après déduction des dettes du défunt (emprunts, frais funéraires, etc.).
Voir le détail du calcul par tranche
| Tranche | Taux | Montant taxé | Droits |
|---|
Les droits de succession par région en 2026
En Belgique, les droits de succession relèvent de la compétence régionale. Chaque région applique ses propres barèmes, abattements et exonérations. C'est la région du domicile fiscal du défunt au moment du décès qui détermine le régime applicable — pas la région où vivent les héritiers.
🟡 Wallonie
Ligne directe : 9 tranches progressives.
- Abattement 12.500 € (25.000 € si part ≤ 125.000 €)
- Logement familial exonéré pour le conjoint
- Réforme 2028 : taux divisés par deux
🔵 Bruxelles-Capitale
Ligne directe : 6 tranches, 1re tranche large (50.000 €).
- Abattement 15.000 € par héritier
- Logement familial exonéré (conjoint, 5 ans)
- Période suspecte 5 ans depuis 2026
⚫ Flandre
Ligne directe : taux simplifiés, scission meubles/immeubles.
- Exonération 50.000 € mobilier (enfants) en 2026
- Abattement partenaire 75.000 €
- Logement familial exonéré (conjoint)
Comprendre les droits de succession en Belgique
Qu'est-ce que l'impôt sur l'héritage ?
Les droits de succession (parfois appelés « droits de mutation par décès » ou « impôt sur l'héritage ») sont une taxe prélevée par l'État sur le patrimoine transmis au décès d'une personne. Ils sont calculés sur l'actif net successoral, c'est-à-dire la valeur des biens du défunt (immeubles, comptes bancaires, placements, véhicules, mobilier) moins ses dettes (emprunts hypothécaires, factures impayées, frais funéraires raisonnables).
Trois facteurs déterminent le montant à payer : la région du dernier domicile fiscal du défunt, le lien de parenté entre le défunt et chaque héritier, et la part nette reçue par chaque héritier individuellement. Le système belge est progressif : plus la part héritée est importante, plus le taux marginal augmente.
Comment les taux varient-ils selon le lien de parenté ?
L'écart fiscal entre un enfant et un ami du défunt est considérable. En Wallonie, un enfant héritant 200.000 € paiera environ 12.875 € de droits (taux effectif ~6,4%). Pour le même montant entre frères et sœurs, la facture monte à environ 82.500 € (taux effectif ~41%). Pour un ami sans lien de parenté, elle peut dépasser 100.000 €.
Cette progression fait des droits de succession l'un des sujets de planification patrimoniale les plus stratégiques en Belgique. Les outils légaux pour réduire la facture existent — donation de son vivant, démembrement de propriété (nue-propriété/usufruit), clauses d'accroissement entre partenaires, assurance-vie avec clause bénéficiaire bien rédigée, transmission d'entreprise familiale exonérée — mais leur mise en œuvre demande un accompagnement notarial.
Cohabitation légale ou cohabitation de fait : la différence qui coûte cher
Beaucoup de couples non mariés vivent ensemble depuis des années sans avoir fait la démarche officielle de déclaration de cohabitation légale à la commune. Or, sur le plan fiscal des successions, cette simple formalité administrative gratuite transforme radicalement le traitement du survivant. Le cohabitant légal bénéficie des mêmes taux préférentiels qu'un conjoint marié (ligne directe, 3% à 30%) et de l'exonération sur le logement familial. Le cohabitant de fait, lui, est considéré comme un étranger : taux jusqu'à 80% en Wallonie. Pour un patrimoine de 300.000 €, l'écart peut représenter plus de 150.000 € de droits supplémentaires.
Les délais à respecter
La déclaration de succession doit être déposée dans les 4 mois suivant le décès si celui-ci a eu lieu en Belgique, 5 mois s'il est survenu dans un autre pays de l'Espace Économique Européen, et 6 mois s'il s'est produit hors de l'EEE. Les droits de succession doivent être payés dans les 2 mois suivant l'expiration de ce délai. Un retard entraîne des intérêts de retard et, dans certains cas, des amendes administratives. Une prolongation peut être accordée sur demande motivée.
La période suspecte de 5 ans : un piège à connaître
Depuis 2026, dans les trois régions, les donations non enregistrées (dons manuels, virements bancaires sans acte notarié) effectuées dans les 5 années précédant le décès du donateur sont réintégrées dans la succession et taxées aux droits de succession (généralement plus élevés que les droits de donation). Cette « période suspecte » est passée de 3 à 5 ans en 2026. Pour éviter cette réintégration, il faut soit faire enregistrer la donation (et payer immédiatement les droits de donation, généralement plus faibles), soit espérer survivre 5 ans après le don.
Pourquoi nos calculs sont fiables
Nos simulateurs reprennent les barèmes officiels publiés par le SPF Finances, le Service Public de Wallonie - Fiscalité, Bruxelles Fiscalité et la Vlaamse Belastingdienst (VLABEL). Tous les calculs sont effectués localement dans votre navigateur : aucune donnée fiscale n'est transmise ou stockée sur nos serveurs. Les résultats restent toutefois indicatifs : ils ne prennent pas en compte les particularités de chaque dossier (logement familial, démembrement de propriété, entreprise familiale, enfants mineurs, donations antérieures). Pour une situation personnalisée, l'intervention d'un notaire reste indispensable.
💰 Vous venez de recevoir un héritage ?
Une fois les droits de succession payés, la question du placement du capital se pose. Trade Republic permet d'investir en bourse depuis 1 € avec des frais d'1 € par ordre, et propose une rémunération sur les liquidités non investies. Une option à considérer pour faire fructifier un héritage sans s'engager dans des frais bancaires excessifs.
Découvrir Trade Republic →Lien partenaire — nous pouvons percevoir une commission. Investir comporte des risques de perte en capital.